Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.
Le bourgeois rubicond dessous son chapeau claque Profite en connaisseur des poitrines dardées Par la troupe de girls à moitié dénudées Et verse du champagne en arrosant son frac. Et pendant ce temps-là, l’ouvrier galérien, Trime pour survivre à un triste...
Quelque peu agressé, par cette société, Voulant que mon argent coule pour acheter Des choses inutiles. J’ai fait mon baluchon pour aller faire un tour Au pays enchanté des contes de toujours, Sans esprit mercantile. Moi j’en ai plein le dos de cette société...
Eh bien voilà ! C’est terminé La pauvre vieille est enterrée. Elle a rejoint et sans encombre Dans sa tombe, bien à l’ombre, Celui qui lui faisait parfois Un chapeau en cornes de bois. Comme elle n’a pas pardonné C’est la tombe du cul tourné. La famille...
Un petit texte de circonstance. Et hop ! la crêpe derrière la gazinière. Tous les gamins, petits moineaux Poussent joyeux une clameur Vite mamy à ton fourneau ! C’est aujourd’hui la Chandeleur. Sur la table de la cuisine Voici les œufs, le bout de beurre,...
En son château le roi de France Donne à sa cour un grand banquet Où rien surtout ne doit manquer Pour réussir belle bombance. Après avoir payé la taille et la gabelle, Tous les gueux affamés dansent devant l’écuelle. Le roi se rend à Notre-Dame Pour demander...
Mais que sont devenus les dieux des temps anciens, Ces idoles de pierre acceptant des offrandes, Pour donner protection aux peuples de païens Et apporter puissance aux princes de légende ? Ils détenaient pourtant ces pouvoirs conférés Qu’à ceux qui dominent...
Un gros chardon aux longs piquants Avec un bout de nez charmant Et des yeux ronds de polisson Mais c’est bien là le hérisson ! Si tu le vois faisant la boule Il ne faut pas que tu le roules, Tu risques trop de t’y piquer, Il ne faut pas le chatouiller...
L’oppression languissante de ma mélancolie Pèse sur mon cœur en triste symphonie. Les accords déchirants, en serres de rapace, Etreignent ma douleur chaque jour un peu plus. Les arbres de l’automne, ces géants dénudés, Sont témoins silencieux de mon ombre...
Près du lac aux fées réchauffé de rayons Une nymphe dormait sur un tapis moussu. En rêvant sagement le corps dans un tissu Retenu sur son sein par un petit pleyon. Mais l’aquilon taquin descendit la colline Pour venir dénouer le petit brin d’osier, Souffler...
L’oppression languissante de ma mélancolie Pèse sur mon cœur en triste symphonie. Les accords déchirants, en serres de rapace, Etreignent ma douleur chaque jour un peu plus. Les arbres de l’automne, ces géants dénudés, Sont témoins silencieux de mon ombre...
Je veux quitter la cave noire Et revenir à la maison. Je ne veux plus voir chaque soir, Le monsieur laid dans ma prison. Je ne veux plus jamais le voir, Je veux rentrer à la maison. Depuis le jour où le monsieur M’a emmené dans sa voiture, Je n’ai jamais...
Sur le pont les marins Tendent tous les cordages A se casser les reins Durant l’appareillage Les voiles sont hissées En haut de la mature, Le bateau vient glisser Pour prendre son allure. Malouine au bout du môle A le cœur en gravats Ce bateau qui la...
Le vent de la nuit a poussé ma porte Chargé de senteurs que je croyais mortes, Odeurs de dahlias et d’amaryllis Souvenirs éteints de tous tes délices. Le vent de la nuit a lancé sa plainte Léger petit cri lâché dans étreinte, Bruissements soyeux des feuilles...
La vague des flots bleus dans un galop rageur Vient frapper le rocher dominant l’océan, Dans ce heurt de géants aux échos tapageurs L’onde amère se brise en écume d’argent. Le ressac emporte, dans sa danse rituelle, Les restes disloqués de l’assaillant...
Des parfums aux lourdes senteurs Emplissent l’air du jour naissant, Une lampe tout en douceur Irise le tapis persan. Des jupons semés en pétales Sur le parquet de-ci de-là, Une robe aux plis qui s’étalent Couvre un dossier de falbalas. Le balancier d’une...
C’est sur l’océan déchaîné Qu’à tous les vents, je fais serment : Si je reviens, de t’épouser Et que je coule si je mens. Marins sur le mât de misaine Carguez la voile au vent debout. Et qu’à la barre le capitaine, Résiste à la mer en courroux. Je te...
Tenue bleu horizon sous son casque Adrian Le voilà équipé le poilu magnifique Ce soldat de vingt ans, heureux et souriant D’aller combattre enfin les hordes maléfiques. Il marche encore avec son pas de citadin Pour aller, sûr de lui, jusqu’au front de...
Alors que le soleil brunissait les ajoncs Déboucha sur la route un convoi de couleurs Renvoyées par le bois, passé au badigeon, De vieilles roulottes flottant dans la chaleur. Tiré par des chevaux tout l’ensemble arriva Sur la place du mai et s’installa...
Un fier trois-mâts vient d’accoster Devant les tours de La Rochelle Tous ses marins vont en bordée Pour voir si les filles sont belles. Pour que les filles aient le béguin Vive l’amour et les marins. Quand l’équipage débarqua, Passa la jeune Jeanneton...
Armé de ses vingt-six canons Et de forbans pour équipage Il court au vent le fier galion Pour se repaître du pillage. Le drapeau flotte à la misaine Tête de mort sur les deux os Annonçant que le capitaine Est le pirate François Nau. C’est d’une vraie...
Le bateau enivré tournoie dans la furie Vomissant aux sabords les eaux bleues qu’il charrie. La tempête rudoie les marins sur le pont Et un éclair foudroie le grand mât d’artimon. A l’assaut du mur d’eau le navire se dresse, Comme le Don Quichotte, héros...
Voici une Nouvelle qui a été primée (1° prix) au concours de Chablis dans l'Yonne. Tout avait commencé ce matin. Un matin qui m’avait semblé au départ bien ordinaire, un matin de printemps où j’allai dans le jardin respirer les senteurs montant des massifs...
Pour ceux qui ont un peu de voix, vous pouvez chanter le texte suivant sur l'air de "Il suffirait de presque rien", de Serge Reggiani. Elle a passé la quarantaine Mais laisse prise à des fredaines Qui viennent d’un garçon troublant. La vie lui offre cette...
Je m'essaye parfois aux vers libres et comme arrivent les vacances voici un texte pour clore l'année scolaire. A tous ceux qui partent je vous souhaite du soleil et des vacances reposantes. Les galoches d'enfants qui frappent le pavé, Un joyeux tintamarre....
Le présent texte m'a été inspiré à la suite de la lecture d'un article écrit par Alfred de Musset. Je suis loin d'égaler le poète, mais j'ai cherché à reproduire le principe de la joute oratoire. Daniel Martin avait décidé de profiter de ce soleil printanier...