Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.
Un paon faisait la roue à la cour de la ferme Pour montrer au vulgaire avec quel noble aspect L’on peut se distinguer d’un lourdaud pachyderme, D’un bovin fort dadais inspirant l’irrespect Par sa robe quelconque et son triste pelage Ne trouvant de valeur...
Lire la suiteVous en souvenez-vous turbulente Marquise De ce manant partant du titre de féal Reçut de vous celui de l’amant idéal En vous troublant les sens d’une façon exquise ? Il fut dans votre vie une hérésie acquise Transformant vos hivers en mois de floréal...
Lire la suiteNe touchez point l’argent qui rebondit ma bourse ! Ne le respirez pas ! De peur de le priver De cette exhalaison qui s’en vient aviver Ma pépie incessante au débit de sa source. Nul besoin d’acheter redingote ou sarrau Quand l’hiver me refait un visage...
Lire la suitePour cent sicles d’argent Délila la catin Vendit durant la nuit au prince Philistin Son amant et son âme. Trahison achetée au prix de la rançon, Le sicle avait perdu l’invincible Samson Par son pouvoir infâme. Au mont des oliviers le Juste fut vendu Pour...
Lire la suiteJe regrette le temps où dans le frais matin Deux hommes s'affrontaient, en main une rapière, Pour laver dans l'honneur, sans baisser la paupière, Un différend qui mène au duel clandestin. Les coups n'étaient pas feints. Chacun avait à cœur D'entrechoquer...
Lire la suiteVoici un texte de circonstances, vu la période que nous allons traverser. J'avais dans mon nourrain tout rose en porcelaine Pas plus de trois deniers, en tout, pour bas de laine. Ils n'accouchaient jamais de la moitié d'un liard, D'un minuscule sou, du...
Lire la suiteUn secret n’est pas fait pour être partagé Et ne peut tolérer qu’on ne puisse se taire, Au risque de trahir la vertu du mystère Protégeant dans ses plis les hommes du danger. En ce temps-là Samson chassait les Philistins, Utilisant contre eux sa poigne...
Lire la suiteSodome, en ce temps là, hébergeait des odieux, Des hommes se trempant aux bains de la luxure En récusant aussi l’offense faite à Dieu Et ne prenaient pas garde à sa juste censure. Ses agents sont venus, un soir dans la cité, Apporter sa parole à tous...
Lire la suiteElle vend de l’amour Comme on vendrait du pain En offrant chaque jour En faisant le tapin, Aux paumés de l’amour, A tous ceux qui on faim De faire un petit tour Aux fruits de son jardin. Dame ! la vie est dure Quand on a pour métier De vendre la luxure...
Lire la suiteJe m’en venais fleurir d’un gros bouquet d’orties La tombe d’un huissier que la mort a saisi Et je trouve assise, les os sur un tombeau, La camarde abattue s’appuyant sur sa faux. Pour rompre la glace je lui dis gentiment, Vous avez mon amie, tête d’enterrement....
Lire la suite