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Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.

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Le tambour

C’était la grande armée attendant la bataille

Dans le froid d’un l’hiver figeant les étendards

Au-dessus des soldats composant la piétaille

De grognards aguerris et quelques vieux soudards.

 

Dans les rangs l’on sentait l’attitude agressive

D’un ennemi certain qu’un pouvoir insensé

Avait conduit la France en pose défensive

Et qu’approchait l’instant d’être récompensé.

 

L’empereur était là, son œil à la lorgnette,

Indécis à lancer le périlleux sursaut

Où sa garde devrait faire à la baïonnette

La percée entraînant ses corps dans un assaut.

 

C’est alors que monta le roulement sonore

D’un tambour qui jouait une marche en avant.

C’était un frêle enfant à l’âge qu’on ignore

Dont l’acte de bravoure eut l’effet motivant.

 

Il marchait seul en tête avec grande assurance

En sortant de sa caisse un très long battement

Qui fit gonfler les cœurs et croître la puissance

A l’aigle délivrée à chaque régiment.

 

L’élan était donné, la furia française

Se rua dans un bond pour chercher le succès

Sur des troupes ployant au feu de la fournaise

En fuyant le terrain comme on vide un abcès.

 

Sur le champ de bataille où sourdait la victoire

A côté d’un tambour gisait un bel enfant.

On ne sut pas son nom oublié par l’Histoire

Et le temps emporta son acte triomphant.

 

La mémoire entretient un tombeau de porphyre,

Sépulcre rouge sang où gît Napoléon.

Quant au petit tambour qui mourut pour l’empire

Seul le vent de l’oubli le porte au Panthéon.

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C
<br /> <br /> Toutes ces âmes innocentes sacrifiées dans le plus grand anonymat, c'est douloureux, injuste - mais la justice n'existe pas en tant de guerre.<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Bon vent à ton blog et invitation à venir voir ton lien sous > Mon blog/Forum. Amitiés de Sifranc<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Un souffle épique traverse ce poème, bravo ! Toute mon amitié.<br /> <br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> Bravo ! Voilà un poème digne de Victor Hugo. Après la rediffusion de l'édition initiale des "Misérables" avec Gabin la semaine dernière, ton poème ne dépare pas.<br /> <br /> <br /> <br />
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