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Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.

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Naufrage

Sous un ciel moucheté par la nue endormie

L’océan présentait les signes d’accalmie,

Se trémoussaient ses flots dans un amusement.

Un trois-mâts naviguait, sa proue était sans crainte,

Sa poupe, d’un ruban, dessinait son empreinte

Pour marquer sur le flux son long cheminement.

 

Sur le pont des marins, le ventre au bastingage,

Contemplaient dans le soir la ligne de partage

Qui dansait au roulis entre le ciel et l’eau.

Le généreux Eurus gonflait toutes les voiles

Et parurent aux cieux les premières étoiles,

Immobiles lampions accrochés au daleau.

 

Soudain, un éclair blanc déchira la pénombre,

Les vents dans un galop fondirent en surnombre

Sur l’esquif isolé dans les remous d’argent.

Le gréement et les mâts geignirent au supplice

Sous les coups de boutoir de la vague complice

D’une foudre agressive au tonnerre rageant.

 

Le navire pourtant se comportait en brave ;

En danse de Saint-Guy dérapait son étrave

Qui plongeait dans la houle en noyant ses vibors,

Sa mâture céda sous l’assaut des bourrasques

En couvrant ses gaillards par des écoutes flasques

Et jaillit le ressac vomi par ses sabords.

 

La furie océane accrut ses offensives,

Déferlement du flot sur le pont, les coursives,

Coups d’épaule des vents voulant le cabaner.

Le bâtiment blessé ne put que rendre l’âme

Quand frappa sur son flanc la meurtrière lame

Dont l’écume s’en vint d’un coup l’enrubanner.

 

Ô marins disparus dans les mers coléreuses

En laissant dans les ports des femmes malheureuses,

Le cri de l’albatros et la galerne seuls

Seront depuis l’azur vos cortèges funèbres

Vous regardant partir pour le fond des ténèbres

Enveloppés des eaux vous servant de linceuls.

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C
<br /> Aparté filigrané<br /> Les ions se dispersent, s'égarent dans le néant, dans le rêve, voire, ce n'est pas certain, dans l'utopie, pour se rassembler de nouveau et retrouver les éléments essentiels.<br /> Une absence est toujours entourée de présence.<br /> Un élément si perturbateur soit-il, ne pourra détruire complètement un autre élément. Il suffit de déceler la force hostile, dissimulée sous une apparence bienveillante, de l'élément agressif qui<br /> essaie de se protéger, et qui lui s'égare, s'embourbe, perd toute lucidité et offre une apparence désordonnée.<br /> Au vu d'une telle agressivité, d'une telle métamorphose, un situation inextricable se présente. Un salmigondis, trop de brouillamini égarent la pensée. Difficile de comprendre la brebis affolée,<br /> lorsque le loup veille, et envahit de sa présence tout l'espace. Lorsqu'il étouffe de sa volubilité sa proie qui se débat en de vaines et incompréhensibles ruades.<br /> Le tourbillon s'épuise aussi dans le néant.<br /> <br /> <br />
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V
<br /> Tu aimes le monde de la mer, Patrick ! Mais ici, avec la rigueur de tes vers et la beauté de ton vocabulaire, on croirait presque voir un Delacroix : c'est du<br /> grand romantisme !<br /> <br /> <br />
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C
<br /> superbe texte ! La mer t'inspire, à ce que je vois...<br /> que de  talent dans cette famille ! <br /> ton blog est très beau ainsi - je repasserais<br /> bonne soirée<br /> <br /> <br />
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V
<br /> Bravo pour ce poème romantique ! On vibre avec le bâtiment et ses malheureux marins...<br /> <br /> <br />
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S
<br /> Cette description d'une tempête en mer est saisissante, j'y ai trouvé des accents hugoliens ! Toute mon amitié.<br /> <br /> <br />
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