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Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.

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Les temps des dentelles

Les belles de nos jours pour répondre à la mode
Affichent sans pudeur des petits bouts de peau
Pensant par ce moyen, estimé bien commode,
Affoler le passant lorgnant leur cache-pot.
Erreur d’un goût douteux car ce n’est point ainsi
Qu’on fait faire aux matous : veni, vidi, vici.
 
Ramenez les dentelles
Cotillons et frous-frous
Car pour la bagatelle
Le désir en veut prou.
 
S’affichent maintenant sur tous les boulevards
Des oeillades lancées par des nombrils cyclopes
Cherchant à éponger, tel un papier buvard,
Les regards Ullyssiens posés sur Pénélope.
Vous devriez garder ce creux ombilical
A la vue des amants et du corps médical.
 
Portez jeune écuyère,
Caraco et jupons,
Rien ne vaut une oeillère
Pour mener les fripons
 
Chacune de montrer sans aucune décence
Ses dessous dépassant par ici et par là
Croyant dans l’insouciance attiser tous les sens
D’un chaland qui verrait intérêt à cela.
Alors qu’en vérité notre quidam acquiert
Conviction de revoir la culotte d’hier.
 
Mettez dans vos toilettes
Fins lacets et boutons
Obligeant la cueillette
A se faire à tâtons.
 
Si cela continue la mode sex-appeal
Va priver toute fleur de sa moindre voilette
Exposant aux frimas son bien tendre pistil
N’ayant pour protection qu’un tapis de bouclettes.
Les galants n’auront plus le plus petit mérite
D’avoir pu effeuiller la douce marguerite.
 
Faites-nous tâtonner
Sous les plis de pétales
D’une jupe ordonnée
En excitant dédale.
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S
Entièrement d'accord sur le fond, il faut réapprendre à effeuiller la marguerite. A se geler les reins, elles auront des lombalgies chroniques et seront voûtées à 40 berges... Continue mon Pat'
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C
De vos doigts agiles vous jouiiez à Arsène Lupin, vous desculptiiez de douces jouvencelles, changement d'époque, un clic sur le nombril et la belle vous ouvre ses portes. Mais  patience, tous ces ventres innocents retourneront bien sagement sous de délicates dentelles.<br /> Ce texte devrait figurer au programme de français dans les collèges, joindre le ludique à l'utile, voici ce qu'ils n'ont pas compris à l'Education Nationale bureaucrates assis devant des manuels non adaptés et rébarbatifs !! Bisous
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A
Oui,oui! Vive l'effeuillage, Hé Hé !
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L
C'est un régal ce poème malicieux , léger :  il me fait penser aux vers des poètes du 16eme  comme celui de remy belleau sur le désir <br /> " Celui n'est pas heureux qui n'a ce qu'il désire<br /> mais bienheureux celui qui ne désire pas<br /> ce qu'il n'a point : l'un sert de de gracieux appas<br /> pour le contentement et l'autre est un martyre."...<br /> Une réussite, et sur le fond...tu as raison.
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V
Avec quel brio manipules-tu les rimes ! Chapeau bas, c'est plein d'esprit et de vérité, comme d'habitude.
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