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Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.

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L'arbre du village



Il bordait le chemin qui sortait du village,

Ombrageait le croquant, le clochard en haillons,

Écoutait des oiseaux l'amusant babillage

Et portait aux rameaux le nid des oisillons.


Souvent les amoureux gravaient sur son écorce

Leurs prénoms encerclés dans la marque d'un cœur

Et quand parfois l'un d'eux subissait un divorce

Il lui laissait pleurer à son tronc son malheur.


A chaque Saint-Vincent s'endormait à sa souche

Un paroissien fidèle à la dévotion

Et l'arbre prenait soin de surmonter la couche

D'un feuillage évitant une congestion.


Quand un cancre faisant l'école buissonnière

Venait chercher asile en lui grimpant dessus,

Il aimait, sacrebleu ! Jouer la garçonnière

En accordant le gite et quelques fruits en sus.


En été le curé debout sous son ombrage

Lisait son Livre Saint qui fit contagion.

Quand il sut que la Croix était en bois d'outrage

Il versa quelque peu dans la religion.


Mais un jour le progrès a voulu qu'une route

Trace plus largement le chemin vicinal

Et la hache frappa sans que rien ne redoute

De transformer sa souche en triste point final.


Au revoir aux oiseaux, au petit coin champêtre,

Au point de rendez-vous de tous les amoureux.

On avait oublié de respecter l'ancêtre

Qui donnait à la vie un charme savoureux.

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S
BonjourJe t'ai connu via Pauley Poésie, et je ne le regrette pas ... nous avons une sensibilité très proche ... Pour en témoigner, le texte que j'ai mis en exergue dans mon recueil "Histoires d'Armor, d'Argoat et d'ailleurs" :"Je souhaiterais par ce livre vous convier, sans quitter votre canapé, à un voyage ... immobile, comme celui de ce bateau. Prêts ? Alors hissez les voiles de votre coeur !"Avec au-dessous, une photographie d'une péniche à voile, amarrée à quai, la voile au vent, portant ce senryu "<br /> VoyageVoyage immobile :Solidement ammarré,<br /> Mais la voile au vent.<br /> Je me suis d'ailleurs inscrit à ta newsletter.Toute mon amitié.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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V
Ça y est, je comprends le truc : je suis abonnée à ta newsletter, et quand je reçois un avis et clique sur le lien, cela me donne la page de l'article seul, et non ta page d'accueil : or tu verras, si tu ouvres l'article seul, les commentaires ne sont plus possibles. Il faut être sur la page d'accueil pour avoir l'invite des commentaires. Tu devrais essayer de corriger ce défaut.
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V
J'ai bien fait de revenir, car lorsque j'ai lu ce poème, les commentaires n'étaient pas possibles, et je l'avais beaucoup regretté. En effet c'est encore un poème superbe, pour lequel je te félicite. En plus la photo est belle aussi.
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P
Quelle merveilleux poème que celui là ! Je comprends que l'on puisse être peiné pour "l'assassinat" d'un arbre, je comprends ses nobles valeurs, une nature vivante dans toute sa splendeur et une description qui nous en fait presque verser une larme pour sa fin. Bisous à toi et merci pour tes poèmes qui sont toujours aussi chantant.
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A
Bonne Fête, cher Patrick !Tu te fais rare, mais on ne t'oublie pas.Mes cordailes pensées,              Alice.
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