Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.

Publicité

Inès de Castille

Sur le patio d’une hacienda,
Sous le soleil de la Castille,
La belle Inès sous sa mantille
A des pensées de corrida.
 
Señorita d’une beauté
Dans tout l’éclat de sa jeunesse
Avec des traits d’une finesse
A incliner la royauté.
 
Ses rêves vont au torero
Vu dans l’arène de Tolède,
A son regard qui la possède
Depuis qu’il tua ses trois taureaux.
 
Elle revoit qu’il la toisa
Avant de porter l’estocade
Et ressentit mille saccades
Battre son cœur qu’il transperça.
 
Sur le patio est Don Fernand
Venu pour lui parler mariage
C’est un seigneur de haut lignage
Déjà très vieux mais avenant.
 
Afin qu’Inès se décidât,
En lui montrant son allégeance,
L’hidalgo offre en réjouissance
Une invite à la corrida.
 
Elle accepte en fermant les yeux
En se jurant sur la Madone
Qu’après les jeux elle se donne
Au matador si prestigieux.
 
Dans l’arène, sous les olé,
Le torero est magnifique
En enroulant ses véroniques
Comme un danseur auréolé.
 
Inès ne peut qu’hurler de peur
Quand le taureau d’un coup s’élance
En trompant bien la vigilance
Du torero percé au cœur.
 
C’est au retour à l’hacienda
Quand le landau passa le Tage
Qu’elle accepta le mariage
Et n’alla plus aux corridas.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Ce poème est superbe, mais je n'aime pas la corrida du tout, je n'y suis même jamais allée et pense ne jamais y aller, on dit souvent qu'il ne faut jamais dire jamais, mais pour cela je crois que je m'y tiendrai et veut bien rester une imbécile qui ne change pas d'avis...Gros bisous et à très vite
Répondre
S
Tes deux textes seront corrigés ce soir, A+
Répondre
A
Le rythme est à l'image du poème : saccadé , lancinant, haletant.Belle mélopée, Patrick, au réalisme aussi acéré que la corne du taureau...Bien cordialement,                                                     Alice.
Répondre
L
... hier j'étais en Espagne....
Répondre
A
La mort encorna l'amour dans l'arène et la belle sûrement, encornera son vieux mari.Beau poème aux accents ibériques.
Répondre