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Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.

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Lettre à Monsieur Badinter

C’est un beau salopard
Qui, une nuit sans lune,
D’un beau gamin s’empare
Pour sa grande infortune.
L’enfant doit essuyer
De l’homme les outrages
Avant d’être noyé
Au fond d’un marécage
 
Ah ! Monsieur Badinter
Demandez des crédits
Pour que des pied-à-terre
Accueillent les bandits.
 
Puis l’homme est arrêté
Conduit devant le juge
Qui le fait ausculter
Car son acte préjuge
Que l’on doit vérifier
L’origine et la cause
Du crime qualifié :
Résultat de névroses.
 
Ah ! Monsieur Badinter
Demandez des crédits
Pour faire que des experts
Auscultent les bandits.
 
Le verdict est tombé
Le jury populaire
Veut le faire incuber
A perpette aux galères.
Oui mais les bien-pensants
Font fi de la sentence
Car l’homme est renaissant
Dans l’acte de clémence.
 
Ah ! Monsieur Badinter
Demandez des crédits
Pour faire que l’on tempère
La sanction des bandits.
 
Ainsi après vingt ans
On sort de sa cellule
Notre homme repentant
Qui nous la dissimule.
Il va pouvoir pleurer
Sur les prisons rustiques
Que l’on doit déclarer
Honte à la République
 
Ah ! Monsieur Badinter
Demander des crédits
Pour faire qu’on libère
Au plus tôt les bandits.
 
Les parents de l’enfant
Eux, viennent sur sa tombe
Et ce, depuis vingt ans
Ce devoir leur incombe
Et jamais connaîtront
La remise de peine,
Leurs larmes couleront
A leur vider les veines.
 
Ô ! Monsieur Badinter
Demander des crédits
Pour faire que sur la pierre
Cet enfant soit fleuri.
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L
Sympa ton texte en musique "La tempête"<br /> Tout à fait lisible grâce à ton lien. Merci d'avoir réglé nos problèmes d'ordre technique par ce biais.<br /> Bises
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C
Hélas oui Monsieur Badinter si cela avait le vôtre à la place du petit Bertrand dans les années 70 ou 80 auriez vous fait cette même magistrale plaidoirie contre la peine de mort pour cet infame individu qui à peine purgé ses 30 ans ressort et vole pour ne pas faire la queue dans un magasin. Il fut même logé, avait du travail, il était mieux loti que tous les ouvriers de France au chômage et qui peinent pour avoir un logement. J'arrête je vais devenir violente...
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M
Et certains n'auront pas eu cette chance de pouvoir savoir ce qu'était une prison rustique, la vindicte populaire aura eu raison, on continue de pleurer des enfants sans savoir qui les a vraiment tué ! "Monsieur Badinter ,vous êtes arrivé un peu trop tard !"<br /> Bises <br /> Marie<br />  
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V
Comme c'est vrai, tout ça... et bien triste !
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