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Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.

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Les brebis du troupeau

Ah c’était bien la peine
Que des énergumènes
Procèdent au classement
Du Nouveau Testament
Pour les catéchumènes
Et faire qu’ils comprennent
Le vrai cheminement
Vers le bon Dieu clément.
 
Alors qu’en vérité les brebis du troupeau
Se donnent pour lecture une littérature
Qui bave les ragots de fesses à tout propos.
Pas assez de scandale aux Saintes écritures.
 
Pourquoi je vous demande
Aux croyants on commande
Faire pèlerinage
Sous un haut patronage
Afin de recracher
Petits et gros péchés
Sur des chemins de Croix
Qui grimpent de surcroît.
 
Alors qu’en vérité les brebis du troupeau
Préfèrent pour stations celle de la montagne
Et puis la balnéaire sans aucun oripeau.
La pénitence prend le chemin de cocagne.
 
Le dévot doit verser,
Afin de mieux passer
Dans le chas de l’aiguille
Comme une vraie anguille,
Son or et son argent
Pour tous les indigents.
Car clefs du paradis
Sont des maravédis.
 
Alors qu’en vérité les brebis du troupeau
Sont frappées de myopie juste à l’instant suprême
Où le clochard mendie en tendant sa chapeau.
C’est vrai la charité commence par soi-même.
 
Pour élever l’esprit
Le pieux doit à tout prix
Connaître l’abstinence
En jeûnant en silence.
Car il est entendu
Que les gros, les dodus
Feront au purgatoire
Un jeûne expiatoire.
 
Alors qu’en vérité les brebis du troupeau
Ont une faim de loup et vident les assiettes
Ne laissant pas au ventre un repas de repos.
Les âmes n’ont plus droit qu’à ramasser les miettes.
 
La foi est le chemin
Pour que le genre humain
Vive en paix éternelle
De façon fraternelle,
Sans plus prendre l’épée
Pour aller s’étriper
Que la raison l’emporte
Pour calmer les cohortes.
 
Alors qu’en vérité les brebis du troupeau
Sont prêtes à partir en ordre de bataille
Si un illuminé agite le drapeau
Faisant ouvrir en grand, de l’enfer le portail.
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Commenter cet article
C
Le champ du troupiau où se mêle le chant des bestiaux, <br /> Au diable les dévots<br /> Et vive la liberté !<br /> Bisous
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S
QB4Salut l'ami,Où le clochard mendie en tendant sa chapeau. son chapeau, donc... et chapeau à toi pour ce nouveau poème, Sifranc
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C
quel élan. <br /> pour la vitesse, il me faudra revenir. <br /> clem
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M
Que de vérités joliment dites, les brebis qui se sont égarées ne sont pas prêtes de rentrer !!<br /> Bises <br /> Marie
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