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Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.

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Le jeune curé et la bergère

Nouvelle version élaborée à la suite des conseils de Sifranc http://francischoffat.over-blog.com/

C’est en soutane neuve et la fleur au missel
Qu’un curé débutant rejoint le presbytère
Ayant été nommé, lui jeune radicelle,
Pour être de l’église un nouveau locataire.
Ses envies charnelles qui parfois étincellent
Il les réduit par un bon pater solitaire.
 
Sans lui laisser le temps de pouvoir paresser
Se présente à l’autel, Margot douce bergère.
Un masque de Madone, un corps très bien tressé
Qui laisse se répandre un parfum de fougère.
La gardienne élancée vient pour se confesser
A ce jeune curé troublé par l’étrangère.
 
Exercice risqué d’être ainsi aux abois
Avec cette beauté dans le confessionnal.
Le curé s’aperçoit qu’il n’est pas fait de bois
Lorsque la tentation lui sort son arsenal.
Comme tout à chacun sa nature flamboie
En regardant autant de candeur infernale.
 
Margot ayant confié, au tuyau du curé
Ses tout petits péchés, va pour le remercier
Mais en voyant ses yeux elle est toute assurée
D’avoir fait impression et a bien apprécié
Ce tout premier regard du jeune tonsuré
Brillant comme celui d’un pauvre supplicié.
 
Voilà notre curé amoureux contrarié,
Priant on ne peut plus, Dieu de le secourir.
Il faut croire que là-haut c’est pas un jour férié
Et que le factionnaire a bien de quoi écrire
Pour noter la demande et la répertorier
Dans les miracles auxquels il convient de souscrire .
 
Ainsi le lendemain juste à potron-minet,
Margot fait sonnailler cloche du presbytère
Et devant le curé quelque peu carminé
Elle avoue que la nuit l’a rendue tributaire
D’une voix ordonnant de vite cheminer
Au couvent pour servir l’église en volontaire.
 
Voilà Margot novice avec un cœur béant
D’avoir ainsi frappé un grand coup de tonnerre.
Le curé fit savoir qu’il serait bienséant
Qu’on le laisse partir en prêtre missionnaire
Dans un pays lointain où il serait séant
Que les bergères soient au moins octogénaires.
 
Mais les voies de là-haut sont parfois délurées
Car le Ciel décida de sortir du couvent
Margot pour l’envoyer avec notre curé
Dans la même mission qui oeuvrait au Levant
Et Dieu pour qui jamais rien ne soit censuré  
Enflamma ces deux cœurs dans un amour fervent.
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V
Quelle jolie fable ! Il manque la morale, mais on la devine : Dieu veut que les curés se marient !!! Bravo.
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