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Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.

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Le corps enseignant

En souvenir de mademoiselle Gauthier ma première institutrice en classe de C.P.



S’il y a des amours
Qui traversent le temps,
Inscrites pour toujours
Sur fond de marbre blanc
Et que des troubadours
Racontent en chantant.

Le mien est sans détour
D’un plus fort sentiment
En prenant son parcours
Lorsque j’avais six ans.

Un beau matin ma mère
Dans la cour de l’école,
Que l’on nomme primaire,
Vous parlez d’un symbole !
Me laisse là, amer,
Planté sur mes guiboles.

Abandon bien sommaire
Mais mes yeux qui s’affolent
Laissent toute la mer
Couler en deux rigoles

Alors deux bras laiteux
Avec des mains caresses
Me mettent, malheureux,
Dans une forteresse
Aux murs si doucereux
Recouverts de tendresse.

Je viens, tout bienheureux,
Sans que rien ne paraisse
De tomber amoureux
De ma jeune maîtresse.

Le trait de Cupidon
Est venu me surprendre
En plantant son chardon
Dans mon petit cœur tendre,
Plus fin qu’un céladon,
Qui s ‘envola en cendres.

N’étant que myrmidon
Comment faire comprendre
Mon réel abandon
A la carte du tendre ?

Quelle que soit la leçon
J’ai les deux yeux fixés
Sur la courbe et les monts
Que j’observe danser
Sous le voile démon
De sa robe plissée.

L’œil frisant le phlegmon
Je vois intéressé,
Qu’aux femmes les poumons
Ont été mieux tracés.

Et si certains élèves
Surveillent la pendule
Moi je trouve trop brèves
Ces journées où j’adule
Le sujet de mes rêves
Au regard qui me brûle.

Je maudis chaque trêve,
Ces longs jours ridicules
De congés où je crève
Loin du corps qui ondule.

Je ne doute un instant
Qu’elle est ma Pénélope
Attendant deux, trois ans
Que je me développe
Pour m’offrir à plein temps
Des bras qui m’enveloppent.

J’engloutis entre-temps
Des soupes qui me dopent
Pour devenir mutant
Grandissant en non-stop.

Mais un jour mon amour
M’a re brisé le cœur
En acceptant la cour
Que lui fit l’inspecteur
Qui par un beau discours
Cueillit la tendre fleur

Je n’eus comme recours
N’étant pas séducteur,
De rester pour toujours
Cancre pour son malheur.

Bien d’autres sont venues
Pour jouer les traîtresses
A mains sans retenues
M’initier aux caresses
Mais je garde ténu
Le temps de ma faiblesse.

Où mon cœur mis à nu,
Par un parfum d’ivresse,
Que m’offrit ingénue
Ma première maîtresse.


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Photo de ma classe de C.P. où, n'ayant pas trop changé,  vous devriez me reconnaître sans problème.
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R
Texte simple et émouvant qui rappelle à chacun ce qu'il doit à ces instituteurs de la prime enfance...Et je repense à ma première institutrice qui joua ce rôle que tu décris si bien...Bien à toiRunner
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M
L'école inspire toujours, j'aime bien relire le texte.Bonne journée.Marie
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A
Bon, alors, tu nous dis où tu es assis ?!!! Je n'ai pas trouvé !A bientôt de te lire - avec un plaisir toujours renouvelé,         Alice.
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M
J'ai essayé de mettre mon article du jour dans la catégorie "Troubadours", cela ne fonctionne pas.Je me suis bien inscrite hier.Bon dimanche.Marie
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M
Je me suis inscrite à ta communauté, il y a-t-il un logo pour mettre sur mon site ?Bonne journée.Marie
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