Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.
Mais que sont devenus les dieux des temps anciens, Ces idoles de pierre acceptant des offrandes, Pour donner protection aux peuples de païens Et apporter puissance aux princes de légende ? Ils détenaient pourtant ces pouvoirs conférés Qu’à ceux qui dominent...
Lire la suiteElle est apparue tout en haut du chemin Portant entre ses bras un bouquet de jasmin En suivant légère, sur la route poudreuse, Sa roulotte de bois aux couleurs trop flatteuses. De son déhanchement la grâce en émanait Donnant croire à mes yeux que déesse...
Lire la suiteUne rime reste coincée Tout au fond de mon encrier, Ma plume a beau se démener Faisant des pleins et des déliés, Les petits vers restent à nager Dans l’encre de mon encrier. Pour inciter la rime hostile A sortir de mon ustensile, J’ai bien tenté un nouveau...
Lire la suiteUn gros chardon aux longs piquants Avec un bout de nez charmant Et des yeux ronds de polisson Mais c’est bien là le hérisson ! Si tu le vois faisant la boule Il ne faut pas que tu le roules, Tu risques trop de t’y piquer, Il ne faut pas le chatouiller...
Lire la suiteSur un beau destrier Le petit chevalier S’en allait tournoyer En combats singuliers. C’est au château du roi, Sur place de l’octroi, Que se tient le tournoi Des chevaliers françois. Les jeux sont présidés, En grande majesté, Par le roi couronné Et par...
Lire la suiteLe bourgeois rubicond dessous son chapeau claque Profite en connaisseur des poitrines dardées Par la troupe de girls à moitié dénudées Et verse du champagne en arrosant son frac. Et pendant ce temps-là, l’ouvrier galérien, Trime pour survivre à un triste...
Lire la suiteIls donnent un bonjour, plein de timidité Et fixent en marchant la pointe de leurs pieds, Pour avoir toujours dû garder le dos voûté Devant ceux qui prenaient plaisir à les ployer. Ils comptent leur monnaie en faisant attention, Car le sou oublié pourrait...
Lire la suiteEn arrivant à mon boulot Pour ramasser un peu de thunes Et permettre, moi le prolo, A mon patron d’avoir fortune. J’ai trouvé les deux huis bien clos. L’usine avait, cette opportune, Déménagé vers un fuseau Où l’on vous paye avec des prunes. Pour que...
Lire la suiteLes bourgeons lèvent la tête Les fleurettes sont en fête. Et tes yeux langoureux Brillent déjà de mill’ feux. C’est l’printemps. Les pensées en corolles Font une ronde un peu folle Et tes lèvres charnues M’invitent à faire l’intrus. C’est l’printemps...
Lire la suiteSur le bord du chemin j’ai volé au secours D’un petit cœur blessé qu’on avait jeté là. Il n’était pas du rang d’un cœur de haute-cour, Car son jupon mité sortait des favelas Il avait trop souffert d’un tragique parcours Débutant dans la joie pour finir...
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