Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.
Du haut de ses dix-huit ans, Jeanneton de bon matin,Avec son joli minois, ses appas de vrais appeauxAttirant tous les garçons du croquant au hobereau,S’en va vendre au marché les fruits mûrs de son jardin.Non il ne faut pas pleurer. Sur l’oreiller.Ce que garçon t’a volé. Rien qu’un baiser.Demain tu vas retourner. Dans le hallier.Offrir ce qu’il n’a volé. Dans ton corset.Arriva un diablotin sans qu’elle s’en effaroucheLui faisant grand compliment pour ses jolis yeux charmants.Elle offrit fraises sucrées pour remercier le galant.Mais il préféra croquer les deux guignes de sa bouche.Non il ne faut pas pleurer. Sur l’oreiller.Ce que garçon t’a volé. Rien qu’un baiser.Demain tu vas retourner. Dans le hallier.Offrir ce qu’il n’a volé. Dans ton corset.Le damoiseau continua de lui faire beau ramageSur sa cheville si fine et sur sa chute de reins.Elle offrit pêches velours au parleur souverainMais il préféra croquer les doux fruits de son corsage.Non il ne faut pas pleurer. Sur l’oreiller.Ce que garçon t’a volé. Rien qu’un baiser.Demain tu vas retourner. Dans le hallier.Offrir ce qu’il n’a volé. Dans ton corset.Ses joues étaient empourprées par l’audace du gredin,En se serrant contre lui, elle tança le garçon,Qui voulait cueillir le fruit protégé par son jupon,Mais laissa le beau fripon piller son petit jardin.Non il ne faut pas pleurer. Sur l’oreiller.Ce que garçon t’a volé. Rien qu’un baiser.Demain tu vas retourner. Dans le hallier.Offrir ce qu’il n’a volé. Dans ton corset.Vers le soir s’en retourna au logis le cœur réjouiMais les fruits dans son panier n’en ayant vendu aucun.Elle dit à sa mère qu’elle ira chaque matin,En été comme en hiver, au marché vendre ses fruits.Non il ne faut pas pleurer. Sur l’oreiller.Ce que garçon t’a volé. Rien qu’un baiser.Demain tu vas retourner. Dans le hallier.Offrir ce qu’il n’a volé. Dans ton corset.