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Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.

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Absence

Le ciel du soir tombe en brasier
En consumant toute lumière.
Comme du temps où vous lisiez
A l’ombre des roses trémières.
 
C’était l’instant où vous quittiez
Ce vieux fauteuil sur la terrasse
Et vos deux seins sous le bustier
Formaient un arc de belle grâce.
 
La cheminée au feu dansant
Apporte une douce détente,
Comme aux instants divertissants,
Au son de la valse brillante,
 
Que vos doigts fins sur le clavier,
Répandaient en une onde pure
Et mon regard était dévié
Par votre dos de belle épure.
 
Le lit reçoit en tamisé,
Le halo blanc de la veilleuse,
Comme aux instants où, attisées,
Nos bouches se faisaient cueilleuses.
 
Mais le piano est silencieux
Fini Chopin et ses arpèges
Et le grand lit aux draps soyeux
Est froid comme un flocon de neige.
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D
Je tombe sur ce poème et.... en tant que pianiste, je ne peux que craquer ! Très très joli. Oui tu me donnes envie d'écrire en vers classiques, ah, oui !<br />  <br /> Merci.
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V
Eh bien, Patrick, tu n'as point perdu ta verve ...
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R
Bonsoir Patrick !Dans ces "Voyages immobiles" quelle mobilité de rimes, quel entrain du début jusqu'à la fin de chaque texte ! Et cela se lit aisément avec la petite "note" qui nous fait rebondir souvent dans l'imaginaire.Amitié blogane
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C
Allons bon ! Déjà l'hiver !<br /> Mais les souvenirs c'est faire revivre le passé,<br /> Comme tu le fais si bien dans ce tendre poème.<br /> Bisous
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S
Bonsoir Patrick<br /> Je découvre votre blog par hasard et je m'y attarde. Ce poème est très beau. L'absence, toujours présente quand un être cher est parti.<br /> L'absence a la couleur de la solitude, de la blessure parfois, du manque souvent.<br /> Bravo pour ce texte, je continue ma ballade...
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