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Ici des textes sur le genre humain conjugués au présent de l'incitatif et au passé compliqué. Si tu as une guitare, viens y faire vibrer tes cordes.

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Le temps

Arrive le grand jour où l'astre vagabond,
Boucle son long tour en une révolution.
Tu as sans le vouloir, traversé les saisons
En voyant chaque soir partir tes illusions.
 
Le temps sans s'arrêter va toujours chevauchant
Sans étape et relais t’emportant lentement
Et ainsi accrochée aux ailes du tyran,
Tu sèmes tes années et vieillis doucement.
 
Chaque jour au passage il laisse sur ta glace,
Des petits messages qui jamais ne s'effacent.
Quel odieux compagnon qui modèle ta face
Pourquoi cet outrage ? Tu maudis cette audace !
 
Tu voudrais ne plus voir le sable s'écouler,
L’horloge du couloir ne plus te rappeler
Ce combat sans espoir que tu ne peux gagner.
Pouvoir dire au miroir : Vois ! Je n'ai pas changé.
 
Ton vœu est exaucé, miracle s’est produit.
Voilà le temps figé ! Les cadrans sont sans bruit.
Le futur a jeté l’avenir dans le puits,
Le présent a gagné, il ne reste que lui.
 
Mais ! Arrêter le temps, si cela devait être
La lune et ses croissants devraient-ils disparaître ?
Les nuits, au firmament ne plus voir la comète
Traîner ses cheveux blancs au-dessus de nos têtes ?
 
Les blés mûrs de l'été, les raisins de l'automne,
Puis ces matinées que le printemps nous donne,
Aussi ces veillées aux enfants qui chantonnent,
Tout est à oublier pour des jours monotones ?
 
Et le cancre au tableau surveillant la pendule
Se disant que bientôt il sera funambule,
Pêcheur dans le ruisseau, chasseur de libellules,
Verra son rêve à l'eau emporté comme bulle ?
 
Ces galants rendez-vous, où il nous faut attendre,
Ceux qui nous rendaient fous de ne pouvoir suspendre
Ce temps qui entre nous, nous éloignait du tendre,
Les voilà sans frou-frou, le temps n'est plus à prendre ?
 
Et puis ces belles fleurs que j'adorais t'offrir
En attendant cette heure où elles vont mourir
Pour faire par bonheur, ta maison refleurir.
Mais le temps par malheur ne les fait plus périr.
 
Allons il faut cesser et remettons en place
La lune et ses quartiers, voyons le temps en face.
Laisse l’heure tinter et sache dans la glace,
Sans être attristée, voir les printemps qui passent.
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C
Bon, premier essai d'ajout de commentaire sur un article datant de 2006 (sous FF).RASUn p'tit bisou au passage :0010:
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S
Merci pour ton com et bravo pour le poème, Sifranc
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V
Comme c'est vrai ! Et de plus tu fais de magnifiques quatrains...
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C
Magnifique ton poème qui coule telle la source au fil du temps, <br /> j'étofferai mon commentaire une fois prochaine mais c'est toujours un plaisir de lire tes bouquets de mots si bien articulés les uns aux autres.<br /> Bisous
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